Quand j'ai des angoisses de ne pas savoir qui je suis et où je vais,
je me dis qu'une chose est sûre, je sais d'où je viens
et j'ai compris il y a peu, que c'était de cette sève que coulait ma force.
Quand j'étais petite, au cours de nos voyages en voiture, j'ai longtemps pleuré
pour que mon père mette des chansons françaises dans l'autoradio mais en vain...
J'étais prisonnière de cette musique pour de nombreux kilomètres.
Je n'avais pas compris que quand il écoutait Slimane Azem son coeur voyageait au pays des souvenirs et qu'à
travers ses morceaux mon père nous parlait de son déchirement, de son insupportable exil.
Aujourd'hui inévitablement, en l'écoutant, je pleure mais plus pour les mêmes raisons...
(Bon ramadan à tous...)
A mon papa et à mes grands-pères...